Protéger la biodiversité et les ressources naturelles

La biodiversité et les ressources naturelles sont-elles bien protégées au sein de la filière huile de palme ? Les petits producteurs, premiers sur le terrain, avancent-ils efficacement vers davantage de durabilité ?

Tout d’abord commençons par resituer le contexte. En termes de gain de productivité, il est utile de rappeler que pour une même quantité d’huile végétale produite, le palmier à huile a besoin de 8 à 10 fois moins de superficie qu’une autre culture oléagineuse annuelle.

La conséquence directe étant que parce qu’elle nécessite moins d’espace, la culture de du palmier à huile permet au petit producteur de préserver plus d’espaces naturels et, par cela, plus de biodiversité.

Ensuite si on s’attache à la plantation elle-même et qu’on la compare aux autres cultures, il est clair que le palmier à huile héberge plus de biodiversité. Comme plante arborescente, elle crée un habitat pour plusieurs dizaines d’espèces végétales et animales. Les plantes épiphytes s’y développent harmonieusement et beaucoup d’insectes (fourmis, etc.) y trouvent des zones favorables à leur développement. C’est loin d’être un désert de biodiversité, comme peuvent l’être les cultures de soja ou de colza.

Enfin si on en vient maintenant aux mesures conservatoires, on constate que la filière industrielle a développé un process unique et fait des efforts considérables pour la préservation et le développement de la biodiversité. Les Principes et Critères RSPO apportent une attention importante à la préservation de la biodiversité et des ressources naturelles (sol, énergie, air, eau).

La couverture du sol par les plantes légumineuses et l’interdiction de planter sur les pentes trop fortes, limite l’érosion et la destruction des sols.

L’utilisation de biocombustibles (coques et fibres provenant de l’usinage lui-même) pour produire électricité et vapeur, limite le recours aux énergies fossiles au strict minimum.

La plantation de palmier à huile n’a besoin que de très peu de produits phytosanitaires et d’engrais chimiques pour être saine et rentable; la production d’huile « issue de l’agriculture biologique » est aisée et permet de protéger les ressources en eaux de surface et souterraines.

Un rendement élevé qui permet de concentrer la productivité sur de faibles superficies, une culture qui héberge naturellement de nombreuses espèces, des mesures conservatoires très strictes mises en œuvre par la filière… la biodiversité et les ressources naturelles sont entre de bonnes mains, celles de petits producteurs soucieux de préserver leur environnement.

#Développement durable