Mon expérience au championnat du monde

Lorsque je pense à ces championnats, de nombreux sentiments assez contradictoires m’envahissent: du soulagement, de la déception, de la joie, du découragement mais également de l’espoir. Tous ces sentiments résument un peu toutes les phases émotionnelles par lesquelles je suis passée. Ces championnats du monde était pour moi l’objectif principale de ma saison. Et ceci n’est pas quelque chose de facile à gérer car la réussite ou pas de la saison est déterminée par le bon déroulement ou pas de ces championnats. Les gens ne voient que le résultat final et ne réalise pas tout le travail ainsi que les sacrifices que cela représente.

Ce championnat était ma 3éme participation individuelle sur le 100m haies. Ma première participation a eu lieu en 2011 à Daegu (Corée du Sud). Malheureusement, je n’ai pas passé le premier tour car en effet, le temps que j’ai réalisé n’était pas assez rapide pour atteindre la demi-finale. Je l’ai pris comme une première expérience en étant très motivée pour les prochains championnats du monde. Et nous y voici, 2 ans plus tard, je suis à Moscou (Russie). Lors de ces championnats, il y a eu une progression car j’ai passé le premier tour pour atteindre les demi-finales. C’était déjà une bonne chose de faite cependant lors de ma demi-finale, je tombe car je percute la 8eme haie. Ce qui nous amène en 2015 dans le célèbre « Nid d’oiseau » à Pékin (Chine). J’ai atteint la demi-finale en terminant 11eme au classement général. Je suis satisfaite de ce résultat. Toutefois, l’objectif initial à savoir à rentrer dans le top 8, me passe sous le nez pour 2 centièmes.

Avec des sentiments opposés, entre la satisfaction pour mes résultats et la déception de n’avoir pas atteint le top 8, je suis rentrée à Bruxelles où il y avait ma mère qui m’avait préparé mon plat préféré : le poulet moambe. Quelle bonne surprise ! Ce plat africain avec poulet, riz et huile de palme a été toujours ma passion. Parfait pour retrouver l’énergie après les championnats.

Ce que je retiens de ces championnats c’est que je me rapproche de plus en plus du top mondial, c’est à dire du top 8. Avoir conscience de son talent et potentiel est une chose, mais de pouvoir l’exprimer concrètement sur le terrain le jour J en est une autre. C’est lors d’une rencontre telle que le championnat du monde, que le gratin mondial est réuni. Nous sommes dés lors, tous égaux faces aux conditions climatiques ou autre, et on pourrait croire que c’est le plus rapide qui gagnera, mais ce n’est pas le cas. C’est celui qui gérera le mieux les différentes composantes d’un championnat tel que le stress, la pression médiatique, la force mentale, la concentration, les conditions climatiques et la condition physique qui gagnera. J’aurai voulu atteindre le top 8, déjà cette année; chose qui ne s’est pas concrétisée. Cependant, je réalise que chaque saison je me reproche de plus en plus de ce pourquoi je m’entraine durement au quotidien.

Je ne me décourage pas car je sais qu’un jour mon heure viendra. En attendant back to work!

Voici la recette du poulet moambe – je vous conseille de l’essayer, elle est très bonne!


RECETTE POULET MOAMBE

Poulet Moambe

Ingrédients pour 4 personnes:

4 blancs de poulet

Huile de palme

Soupe d’huile de palme

1 botte d’oignons blanc

1 tomate

Ail

1 bouillon de légumes

Riz blanc

 

Préparation:

Couper le poulet en morceaux et faire frire avec 5 cuillères à soupe d’huile de palme dans une grande casserole. Ajoutez deux gousses d’ail finement coupé. Assaisonner de sel et de poivre selon votre goût.

Ensuite couper la tomate et les tiges de la botte d’oignons et incorporer les ensuite au poulet. Vous pouvez également rajouter un bouillon de légumes au mélange pour y donner plus de saveur.

L’ensemble doit mijoter tout doucement pendant environ 35 min.

Une fois que la préparation est prêtée vous pouvez le servir avec du riz blanc.

 

 

#Bien-être