La campagne contre l’huile de palme sans aucun fondement scientifique

En Novembre 2012, l’huile de palme est vraiment entrée dans le paysage médiatique français à l’occasion des discussions parlementaires au sujet de ce qui a été surnommé à l’époque l’amendement Nutella. Un prodigieux nombre d’articles a été publié à cette occasion. Et de l’omniprésence dans les médias, l’huile de palme est devenue un des grands sujets du débat public.

Quel terrain fertile pour une campagne de dénigrement ! On l’a accusée de tout et particulièrement d’être mauvaise pour la santé ; et au creux de l’actualité, la question sanitaire a pris des tours de préoccupation nationale.

Pourtant la science ne permet pas de donner raison à ces craintes. Pour l’huile de palme comme pour d’autres sujets, à défaut d’avoir promu les bonnes informations, l’opinion publique s’est surtout démarquée par sa tendance à l’exagération. D’ailleurs les affiches que nous avons pu voir dernièrement à propos du monstre du Loch Ness ou du Titanic ne sont finalement pas très loin de la vérité.

Nous avons à plusieurs reprises tenté de montrer qu’il n’y avait pas réellement motif à une telle activité médiatique : en Novembre 2013 dans un premier temps, puis en juin 2014, nous avons tenus deux colloques à Paris et à Bruxelles, avec le concours d’experts renommés. Ensemble, nous avons précisé l’état de la science et de nombreuses études menées au cours de ces dernières années ont permis d’avancer, sans erreur possible, que les graisses saturées en général et l’huile de palme en particulier ne sont évidemment pas dangereuses pour la santé.

Aujourd’hui, comme c’était également possible de le dire alors, l’huile de palme n’est pas un sujet d’inquiétude sur le plan scientifique. Force est de constater que l’opinion publique a fait fausse route.

D’ailleurs on ne s’y est pas trompé. Dix-huit mois environ après le pic d’intérêt, ce débat s’est étouffé de lui-même. Des premières grandes guerres sanitaires et idéologiques, on a vite pu se rendre compte qu’il n’y avait pas de fond. Et des sujets plus sérieux comme l’utilisation toujours actuelle des graisses trans ou l’inquiétante consommation de sucre ont pu faire surface.

Après quelques mois seulement donc, tout ceci s’est effondré. Beaucoup de bruit pour rien.

 

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