Davos et la sécurité alimentaire : les faits sur l’efficacité des oléagineux

Dans le débat sur la durabilité de la filière industrielle de l’huile de palme, s’il est un paramètre important à prendre en considération c’est bien celui du rendement des plantations.

Pourquoi s’agit-il d’un paramètre important ? Car il nous en apprend plus sur l’impact environnemental global de cette plante.

L’importance de celui-ci permet de répondre aux exigences économiques et environnementales à la fois : une production maximale sur une surface minimum.

Or, la moyenne mondiale de production du palmier à huile est de 3,9 tonnes d’huile par hectare et par an. Ce qui correspond à 5 ou 10 fois la production par hectare d’autres plantes oléagineuses (Tournesol, Colza, ….) et une économie foncière pouvant aller jusqu’à 90%. Il est important de le répéter : Par rapport aux autres oléagineux, le palmier à huile préserve plus 90%, du fait de son rendement supérieur.

Certaines plantations de palmiers à huile ont un rendement exceptionnel de 8 tonnes par hectare et par an et améliorent encore l’attractivité de cette culture. En effet en comparant, on constate que les autres oléagineux ont un rendement bien inférieur.

  • Le colza, lui, a une production de 0,7 tonne d’huile/ha/an ;
  • le tournesol, de 0,6 tonne d’huile/ha/an ;
  • le soja de 0,4 tonne d’huile/ha/an.

Il apparaît donc clairement que la production de l’huile de palme est plus rentable en termes d’occupation des sols. C’est le rendement le plus élevé par hectare de toutes les cultures oléagineuses.

Cette production n’a cessé de croître, évoluant de 15,2 millions de tonnes en 1995 à 60 millions de tonnes en 2014. Fait remarquable : pour produire la totalité de l’huile de palme mondiale, on a besoin de moins de la moitié de la superficie nécessaire pour produire la même quantité d’huile avec tous les autres oléagineux (tournesol, soja, colza). L’huile de palme utilise uniquement 0.3% de superficie mondiale, et pourtant produit plus de 30% du total d’huile au monde.

Il convient également de rappeler que ce rendement peut être amélioré de façon significative. Les petits producteurs apportent une contribution vitale à la production mondiale d’huile de palme, mais leurs rendements par hectare sont faibles en comparaison aux grandes entreprises de plantation. Les petits producteurs détiennent également une grande part de la superficie mondiale des plantations – 40% en Malaisie, 90% au Nigeria. Des améliorations aux rendements des petits producteurs à travers le monde amélioreraient sensiblement les rendements mondiaux – et les moyens de subsistance des petits producteurs.

Non seulement l’huile de palme a un rendement supérieur, il a plusieurs autres avantages environnementaux par rapport à ces concurrents oléagineux –

  • L’utilisation d’engrais est sensiblement inférieure.
  • Moins de pesticides nécessaires pour produire l’huile.
  • Niveau inférieur de contribution énergétique nécessaire par tonne d’huile

Ajoutez à cela que l’huile de palme est la seule culture d’oléagineux qui a un certain nombre de normes de certification largement adoptées pour la durabilité.

Conclusion: ne croyez pas ce que vous lisez. L’huile de palme a le meilleur profil environnemental – en ce qui concerne l’utilisation des terres, engrais pesticides, et contribution énergétique – de toute les huiles végétales à travers le monde.

Graphique paru dans The Guardian

foto_no_exif.jpg-3

#Développement durable