À PROPOS

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  1. Histoire Et Origine
  2. Où Fait-on Pousser Le Palmier À Huile?
  3. Pour Quels Usages?
  4. Histoire De L’Industrie
  5. Les Petits Agriculteurs
  6. Contribution Économique
  7. L’Avenir De L’Huile De Palme
  8. L’Huile Durable
  9. Engagement Envers La Préservation
  10. Politiques En Faveur De La Vie Sauvage
  11. L’Orang-outang
  12. Bio-Énergie

 

Histoire Et Origine

Le palmier à huile (Elaeis guineensis) est originaire d’Afrique de l’Ouest, où l’on peut trouver des trace de 5000 ans de son utilisation comme aliment de base. On en retrouve même dans les tombes égyptiennes, où certains étaient enterrés avec des fûts d’huile de palme, ce qui reflète la haute valeur sociale attribuée au produit. Avec des origines en Afrique de l’Ouest et des preuves de la consommation en Égypte, il va sans dire que l’huile de palme peut être considérée comme l’un des premiers produits commercialisés.

Bien que l’huile de palme était omniprésente en Afrique de l’Ouest, l’utilisation de l’huile de palme sur le marché international s’est élargie de manière significative à la suite de la révolution industrielle britannique et l’expansion du commerce à l’étranger. De la fabrication de bougies aux lubrifiants industriels, l’huile de palme a été une force motrice, derrière l’expansion de la production industrielle, tandis que l’huile de palme rouge, riche en éléments nutritifs, est devenue un atout essentiel des longs voyages maritimes. Et c’est à la suite de cette augmentation de la demande que les Européens ont commencé à investir dans la production d’huile de palme, d’abord en Afrique de l’Ouest, puis d’étendre à l’Asie du Sud-Est.

Un ensemble de colons et d’entrepreneurs européens, voyant l’occasion pour la production d’huile de palme commerciale pour produire des savons, des lubrifiants et des huiles comestibles ont conduit une expansion spectaculaire des plantations de palmiers à huile dans toute l’Afrique sub-saharienne et en Asie du Sud-Est. La première plantation commerciale à grande échelle en Malaisie a été fondée en 1917 et établie à Tennamaran Estate en Selangor.

 

Où Fait-on Pousser Le Palmier À Huile?

Le palmier à huile est cultivé dans 43 pays à travers le monde.

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Pour Quels Usages?

L’huile de la pulpe du fruit du palmier à huile est consommée dans plus de 100 pays à travers le monde. Dans certaines de ses zones, cette huile est encore consommée sous sa forme brute, en tant qu’ingrédient de plats traditionnels, auxquels elle apporte sa caractéristique couleur rouge aux reflets dorés et sa saveur unique. Cependant, pour la plupart de ses utilisateurs, l’huile de palme est plus familière sous forme de produits à base d’huile végétale raffinée, achetée dans leur magasin habituel et incorporée à la nourriture qu’ils consomment chaque jour.

Peut-être serez-vous surpris d’apprendre que beaucoup d’aliments que vous mangez sont à base d’huile de palme. Les pâtisseries. Les nouilles instantanées. Le lait pour bébé. Les préparations pour gâteaux. Les barres de céréales. Les chips. Les crackers et autres snacks. Et également d’autres aliments consommés dans des restaurants, comme les frites. On trouve de l’huile de palme en quantité abondante, et le rôle qu’elle joue dans un régime alimentaire équilibré et sain est de plus en plus admis.

Parmi les huiles et matières grasses présentes sur le marché, l’huile de la pulpe du fruit du palmier à huile répond tout à fait à plusieurs critères de rapport qualité-prix recherchés par les consommateurs actuels. Elle est bonne pour la santé, disponible en abondance, relativement peu chère, et son utilisation est adaptée à la plupart des produits alimentaires. C’est peut-être pour cela que l’huile de palme est devenue l’huile la plus commercialisée à échelle internationale dans le monde, ce qui prouve que le marché global l’a adopté.

 

Histoire De L’Industrie

L’industrie de l’huile de palme en Malaisie a connu une évolution spectaculaire depuis que la première action de plantation pour une exploitation commerciale, qui eut lieu dans le domaine Tennamaran à Selangor en 1917, posant les bases du secteur en Malaisie. La récolte de l’huile de palme augmenta rapidement au début des années 1960 sous l’effet du Programme gouvernemental de diversification agricole, qui fut introduit dans le but de réduire la dépendance économique du pays vis-à-vis du caoutchouc et de l’étain.

Dans les années 1960, le gouvernement mit en place des programmes d’attribution de terres pour la plantation de palmiers à huile afin d’éradiquer la pauvreté des agriculteurs et petits exploitants sans terres. Le développement de cette industrie a été central dans l’avancement social et l’augmentation des ressources à travers tout le pays, depuis les communautés rurales qui dépendent des emplois fournis par les plantations, jusqu’aux industries intervenant en aval, qui s’étendent aux centres-villes et aux zones d’exportation.

Aujourd’hui, l’industrie emploie directement plus de 570 000 personnes et a contribué aux exportations de la Malaisie à hauteur de 21, 09 millions de Dollars US. Plus de 39 pour cent des plantations de palmiers à huile sont détenues par de petits exploitants possédant des terres, et ces exploitations ont été à l’origine d’un des plus importants programmes d’allègement de la pauvreté au monde, par l’intermédiaire de l’Autorité fédérale du développement des sols de Malaisie (FELDA).

 

Les Petits Agriculteurs

Les petits agriculteurs de Malaisie constituent un groupe solide et diversifié de personnes contribuant à la prospérité nationale et à l’identité culturelle du pays. Près de40 pour cent des palmiers à huile étant cultivés par de petits agriculteurs, ces derniers, qui sont au nombre de plus de 300 000 en Malaisie à cultiver des plantations variant entre 4 et 40 hectares, sont essentiels à la production de plus de 18 millions de tonnes d’huile de palme chaque année.

Les petits agriculteurs de Malaisie ne sont pas les acteurs les plus importants du secteur de l’huile de palme et ne sont jamais mentionnés par les organisations non gouvernementales dans le cadre du débat international concernant ce produit. En Malaisie en revanche, les petits agriculteurs ne sont pas seulement applaudis, ils sont également largement reconnus pour leur importance, non seulement parce qu’ils produisent de l’huile de palme, mais aussi parce qu’ils contribuent à créer une société plus prospère et plus juste. Le développement continu desplantations des petits agriculteurs constitue un composant clé de l’effort de la Malaisie visant à atteindre un statut de revenus élevés d’ici 2020, tel qu’indiqué par le programme de transformation économique du gouvernement.

Pour en savoir plus sur la vie quotidienne des petits agriculteurs malaisiens, regardez la vidéo des interviews de responsables de zone, de gérants de plantation, de petits agriculteurs et de propriétaires de petites entreprises locales pour découvrir comment l’huile de palme a affecté leur vie, ainsi que celle de leur famille, de manière positive.

 

Contribution Économique

L’industrie Malaisienne de l’huile de palme apporte une contribution significative à l’économie globale du pays, fournissant aussi bien des emplois que des revenus à l’exportation. En 2011, le secteur était le quatrième plus gros contributeur à l’économie de la Malaisie, à hauteur de 53 milliards de RM – ringgits de Malaisie – (16,8 milliards de dollars US) du revenu national brut du pays (RNB).

L’industrie Malaisienne de l’huile de palme emploie directement 600 000 personnes, y compris de la main d’œuvre très qualifiée et peu qualifiée. La recherche et l’innovation génèrent chaque année de nouveaux emplois pour l’économie de la Malaisie, tout en favorisant des investissements significatifs dans le développement de nouveaux secteurs en aval et en permettant de mieux contrôler la biomasse du liée à l’huile de palme. Dans le cadre de l’initiative Première stratégie Malaisienne de développement de biomasse alternative (1MBAS), le pays va créer plus de 66 000 nouveaux emplois et augmenter la contribution de cette industrie au RNB de la Malaisie à hauteur de 30 milliards de RM (9,5 milliards de dollars US).

Cela reflète à quel point chaque Malaisien profite du développement et de la rentabilité de l’industrie de l’huile de palme. Par le biais des emplois générés et du développement, des industries travaillant en aval et des recettes fiscales, tout le monde en Malaisie a tiré profit de l’industrie du palmier à huile. Entre temps, les exportations d’huile de palme, qui profitent financièrement à la Malaisie, fournissent une huile végétale dont l’importance est vitale de par le monde, aux riches comme aux pauvres.

 

L’Avenir De L’Huile De Palme

Le 21 septembre 2010, le gouvernement de Malaisie a lancé le Programme de transformation économique (ETP), un programme de grande envergure pour aider la Malaisie à atteindre le rang d’économie à revenu élevé d’ici 2020. De nombreux secteurs industriels et économiques furent identifiés comme activités économiques clés – National Key Economic Areas – (NKEA), par le biais desquelles la Malaisie atteindra ses objectifs de prospérité et de croissance économique. L’industrie de l’huile de palme est une de ces NKEA.

En reconnaissance de la contribution significative de l’industrie du palmier à huile à l’économie de la Malaisie, le programme ETP détaille les grandes lignes de 8 points d’entrée ouverts par des projets spécifiques – entry point projects – (EPP), visant à améliorer les pratiques industrielles et à augmenter les revenus générés par l’élaéiculture. L’impact de ces projets se traduira par une augmentation de la contribution de l’industrie du palmier à huile au RNB de la Malaisie à hauteur de plus de 237 pour cent, soit 178 milliards de RM (56,5 millions de dollars US) d’ici 2020.

1. Accélérer la replantation du palmier à huile

365.414 hectares de palmiers à huile de plus de 25 ans sont à l’heure actuelle accumulés par la Malaisie, ce qui reflète la quantité de palmiers à huile qui ont dépassé l’âge optimal de production et qui devront être remplacés par des palmiers à huile aux rendements plus élevés.

Le Conseil d’administration de l’huile de palme Malaisien aidera les petits exploitants à replanter sous 3 ans 100 % de ces plants accumulés, par le biais d’une politique de replantation qui engage les petits exploitants, en les aidant financièrement en raison de la perte de revenus due aux années de production moindre, et en leur fournissant du matériel de plantation de qualité.

La replantation va contribuer à une augmentation de la contribution au RNB de la Malaisie s’élevant à 6,4 milliards de RM (2 milliards de Dollars US) d’ici 2020.

2. Améliorer le rendement en régimes de fruits frais

Il subsiste encore un grand potentiel dans l’amélioration du rendement moyen en régimes de fruits frais – fresh fruit bunches – (FFB), avec des prévisions tablant sur un objectif de 25 pour cent d’augmentation du taux de rendements moyen de FFB à une échelle nationale.

Cet objectif peut être atteint en combinant une meilleure offre de services proposés aux petits exploitants par des personnes préposées à l’administration et au conseil (TUNAS), elles-mêmes rattachées au Conseil d’administration malaisien de l’huile de palme – Malaysian Palm Oil Board – (MPOB), et une aide à la contribution des petits producteurs sous forme de coopératives, dans le but d’améliorer la collaboration et l’association avec des producteurs des environs.

La création de 1600 emplois supplémentaires est attendue de ce projet, ainsi qu’une amélioration des revenus à hauteur de 47 % pour plus de 161 000 petits exploitants indépendants.

3. Augmenter la productivité des ouvriers

La nature même des palmeraies de palmiers à huile les rend impropres à une utilisation lourde de matériel mécanique, ce qui conduit à confier leur exploitation à une main d’œuvre reposant sur à la fois sur des travailleurs hautement qualifiés et peu qualifiés. Cela constitue un point fort de l’industrie et également un mécanisme d’allègement de la pauvreté, mais ce fait met en outre en évidence une faiblesse en cas de manque de main d’œuvre, comme celui dont le secteur fait actuellement l’expérience.

En réponse aux pressions engendrées par ce besoin, les ouvriers de la filière de l’huile de palme auront accès aussi bien à des formations qu’à des outils pour les aider dans leur travail, ce qui inclut l’usage d’une faux fixée sur de longs bâtons télescopiques pourvus d’un moteur à essence (CantasTM), afin d’améliorer la productivité de la récolte, l’utilisation d’un aiguiseur en diamant, ainsi que celle de buffles pour aider au ramassage des FFB.

Ces initiatives se traduiront par 28 000 emplois supplémentaire et générera un bénéfice estimé de 1,7 milliards de RM (539,9 millions de dollars US) en termes de RNB.

4. Augmenter le taux d’extraction d’huile

Le taux national d’extraction d’huile – national oil extraction rate – (OER) n’a pas connu d’augmentation significative depuis plusieurs années, ce qui donne à la Malaisie l’opportunité d’augmenter la moyenne nationale de ce taux, par le biais d’une démarche combinant supervision et contrôle de la qualité.

Avec pour objectif une hausse du taux actuel, visant à passer d’un OER de 20,5 pour cent (2009) à 23 pour cent d’ici 2020, tous ceux qui contribuent à la chaîne logistique, de la palmeraie au consommateur, tireront parti de taux d’extraction plus élevés, et donc d’une production à l’efficacité accrue.

On attend de ce projet qu’il génère un montant additionnel de 13,7 milliards de RM (4, 35 milliards de dollars US) en termes de RIB, et la création de 10 000 emplois par le biais de 84 nouvelles huileries de palme, pour répondre à l’augmentation de l’approvisionnement en FFB.

5. Développer du biogaz dans les huileries de palme

Les effluents provenant d’huileries de palme – palm oil mill effluent – (POME), qui sont des déchets générés par la transformation de régimes de fruits frais et de fruits de palmiers pour en extraire de l’huile, sont les éléments qui contribuent le plus à l’émission de gaz à effet de serre lors du processus de transformation de l’huile de palme. En conséquence, la Malaisie s’appropriera les POME et utilisera les émissions de gaz à effet de serre (GES) pour fournir de l’énergie au usines, aux communautés locales, et même injecter l’excédent d’énergie dans le réseau national.

Dans le cadre de cet EPP, la Malaisie va fabriquer et incorporer des installations de captage du biogaz dans 500 huileries dans les dix années à venir, réduisant de ce fait les niveaux déjà bas d’émissions de GES et mettant en place une solution de production énergétique à bilan carbone négatif.

Dotée d’un soutien financier toujours croissant de la part du gouvernement, cet EPP générera des bénéfices estimés à 2,9 milliards de RM (921 millions de $)

6. Développer des dérivés de produits oléochimiques

Reconnaissant l’importance du développement des secteurs en aval de la chaîne logistique de l’huile de palme en Malaisie, afin d’augmenter la valeurs des produits issus du palmier à huile de ce pays, le gouvernement soutiendra le développement du traitement de l’huile de palme en aval pour maîtriser une part plus importante du marché des dérivés oléochimiques.

Cette démarche comprendra une aide à l’expansion de la production intérieure des entreprises locales de dérivés oléochimiques, une assistance aux compagnies nationales dans l’établissement de coentreprises pour la création de centrales locales, et une incitation à l’investissement en Malaisie par des conglomérats internationaux.

Par le biais de ces initiatives, et d’autres actions, la Malaisie génèrera un bénéfice additionnel de 5,8 milliards de RM en termes de RNB (1,8 millions de Dollars US) et créera 5,900 emplois.

7. Commercialiser des biocarburants de deuxième génération

Avec la production par l’industrie de plus 80 millions de tonnes de biomasse, et avec une production dont on estime qu’elle dépassera les 100 millions de tonnes d’ici 2020, l’industrie jouit d’un énorme potentiel pour contribuer à la demande mondiale en carburants de deuxième génération.

Dans le cadre de cet EPP, la Malaisie assistera les entreprises dans la commercialisation accélérée de nouvelles technologies, telle que la production de bio-huile au moyen des procédés par pyrolyse. Deux entreprises sont déjà presque prêtes à commercialiser cette technologie.

D’ici 2020, on attend de cet EPP qu’il génère un bénéfice additionnel de 3,3 milliards de RM (1 milliard de Dollars US) en termes de RNB et qu’il crée 1,000 emplois.

8. Accélérer la croissance des secteurs de l’alimentation et de la santé en aval

En plus des nouvelles technologies et de la maitrise des déchets et de la biomasse dans le secteur du palmier à huile, un potentiel très important réside encore dans la création de secteurs supplémentaires de l’alimentation et de la santé en aval. Procéder à ces créations augmentera la valeur de l’huile de palme malaisienne pour les secteurs de production nationaux et donnera une valeur plus importante aux exportations d’huile de palme. Et avec de nouveaux résultats de recherche faisant état d’incroyables avantages de l’huile de palme pour la santé, la Malaisie se positionne comme une source incroyable de nutriments et de produits bénéfiques pour la santé.

Le gouvernement de Malaisie donnera des avantages fiscaux aux entreprises du pays pour que celles-ci obtiennent des partenariats avec de producteurs alimentaires étrangers, et qu’elles s’engagent dans des démarches de recherche et de développement, ainsi que dans la création de nouveaux produits.

On attend de cet EPP qu’il entraîne la création de 79,000 postes locaux hautement qualifiés et qu’il génère 4,9 milliards de RM (1,6 milliards de Dollars US) de RNB additionnel.

 

L’Huile Durable

Politique d’occupation des sols

La Malaisie respecte strictement les directives encadrant l’expansion des palmeraies, avec une expansion agricole limitée à des terres consacrées à l’agriculture. 23,95 pour cent des réserves de terrains de la Malaisie sont dédiées au développement agricole. Par contraste, plus de 50 pour cent des terres de Malaisie sont identifiées en tant que réserves naturelles permanentes. Cet équilibre permet de s’assurer que le développement économique du pays ne se fasse pas aux dépends de l’environnement et de la biodiversité de la Malaisie. Les rendements élevés du palmier à huile garantissent la possibilité pour les petits exploitants agricoles de Malaisie de développer leur activité, même avec seulement 6 millions d’hectares en culture.

Un besoin en surface cultivable moins important

Il faut seulement 0,26 hectares de terre pour pouvoir produire une tonne d’huile de palme d’un palmier à huile, tandis que la production d’une tonne d’huile extraite de graines de soja, de tournesol et de colza requiert, respectivement, 2,2, 2 et 1,5 hectares. Les producteurs d’huile de palme espèrent également pouvoir accroître leur rendement par hectare. En Malaisie, dans le cadre des activités économiques-clés (NKEA) devant permettre au pays d’atteindre le statut de pays développé à revenu élevé d’ici 2020, le gouvernement compte soutenir les gains d’efficacité tels qu’un accroissement des rendements de 90 pour cent.

Superficie mondiale de la culture des oléagineux (en mil.ha)

L’huile de palme occupe une surface de seulement 14,7 mil ha, et compte pour presque 1/3 des huiles végétales commercialisées dans le monde.

Choses à savoir à propos du carbone

L’UE et les USA ont l’une comme l’autre attribué à l’huile de palme des valeurs de réduction des émissions de GES inexactes et discriminatoires (respectivement 19 et 17 pour cent), interdisant de ce fait l’accès au marché des biocarburants de ces deux continents.

Des études autonomes conduites par le Conseil d’administration Malaisien de l’huile de palme (MPOB), ainsi que par des experts indépendants démontrent que ces valeurs devraient être beaucoup plus élevées. Le MPOB a attribué à l’huile de palme produit avec captation de méthane une valeur de réduction des émissions de GES de 60,4 pour cent, et de 74,7 pour cent sans captation de méthane. Les Docteurs Pehnelt et Vietze ont trouvé des valeurs plus précises de l’ordre de 38 à 41 pour cent pour de l’huile de palme produit sans captation de méthane, et une valeur de 85 pour cent dans le cas d’une production avec captation de méthane.

Ces estimations ne reflètent pas les découvertes les plus récentes de matière de déforestation et d’émissions. Selon des travaux conduits par Winrock International, un cabinet d’expert-conseil situé aux États-Unis, le pourcentage des émissions dues à la déforestation est compris entre 50 et 25 % des valeurs précédemment estimées. Ces découvertes occasionneraient une réduction significative des émissions imputées à la conversion des sols.

Innovation

Le processus de transformation génère d’importants volumes de sous-produits, et particulièrement en biomasse. Alors que ceux-ci étaient anciennement utilisés pour fertiliser les palmiers à huile, on découvre actuellement d’autres applications à ses sous-produits, tout particulièrement sous la forme de biocarburants de deuxième génération.

Les rafles du palmier à huile (EFB) sont transformées afin de produire du bio-huile, une substance similaire au pétrole brut. Il est possible de raffiner une bio-huile, d’une façon très similaire au raffinement du pétrole brute, ce qui fournit des matériaux de base nécessaire à la production de bio-diesel, de bioessence et de carburéacteur bio. Le processus de raffinage a également le potentiel de produire de l’électricité par cogénération.

Les effluents des huileries de palme (POME) génèrent déjà d’énormes bénéfices pour l’industrie et les communautés locales. En captant les effluents et les émissions de méthane, l’industrie limite encore davantage les émissions de GES générées par son activité (d’un taux déjà faible vis-à-vis des normes du secteur des huiles végétales), et utilise les émissions captées pour fournir du courant à ses huileries de palme.

L’excès d’énergie, qui est important, est ensuite injecté dans les réseaux électriques des communautés locales, leur fournissant une énergie indispensable, et offrant une alternative à la production d’électricité à partir de charbon.

À ce jour, seules 12 huileries en Malaisie se sont engagées dans le développement d’usines de biogaz. Des usines de ce type seront développées dans les 500 huileries dans les 10 prochaines années, et on table sur 250 d’entre elles pour fournir de l’électricité au réseau national d’ici 2020.

 

Engagement Envers La Préservation

L’industrie de l’huile de palme adopte et met en place des mesures de bonnes pratiques d’exploitation agricole et de développement durable, et elle a, en dépit de cela, été accusée de pratiques néfastes à la durabilité, y compris d’actes de destruction de forêts tropicales et d’habitats fauniques. Ces accusations faites par le biais de campagnes, principalement menées par des ONG européennes, ont eu pour effet d’instaurer un malentendu parmi certains utilisateurs employant traditionnellement de l’huile de palme, qui ont à leur tour pris des mesures drastiques visant à réduire l’utilisation de cette huile dans les produits destinés à la consommation. La mauvaise publicité perpétrée par les ONG a conduit à des appels au boycott de produits à base d’huile de palme dans plusieurs pays d’Europe. L’impact de ces campagnes hostiles a eu une incidence similaire, qui a porté un coup à l’utilisation d’huile de palme en tant que carburant renouvelable, ce qui a amené à devoir fournir des preuves du caractère durable de ses conditions de production.

L’industrie malaisienne de l’huile de palme, forte de plus de 90 ans de pratiques responsables en matière de plantation sur des terrains juridiquement agrées, en accord avec les législations en vigueur dans le pays, n’a du même coup pas été épargnée, malgré ses nombreux efforts visant à donner une représentation correcte des informations et des actions concernées. L’idée conduisant à la mise sur pied du Fond monétaire de l’industrie malaisienne de l’huile de palme pour la préservation de la faune et de la flore (MPOWCF) fut donc émise en 2006 par le Conseil Malaisien de l’huile de palme (MPOC), ce qui coïncidait avec une période au cours de laquelle l’industrie malaisienne de l’huile de palme devait relever un de ses plus grands défis, qui prenait la forme de ces campagnes hostiles.

Objectifs

Le MPOWCF fut ainsi lancé avec un budget initial de 20 millions de RM, dont 10 millions provenant d’une subvention du gouvernement malaisien. L’industrie de l’huile de palme fut quant à elle à l’origine de la contribution de 10 millions. Ce fond est administré par le Conseil malaisien de l’huile de palme (MPOC), qui a également la responsabilité globale de gérer les différents projets de conservation soutenus financièrement par le MPOWCF.

Le MPOWCF poursuit les objectifs suivants:

  • Il aide à donner une bonne image de l’huile de palme de Malaisie en fournissant des preuves concrètes du fait que son exploitation n’est pas synonyme de déforestation ou de dommages causés aux espèces animales et à leurs habitats, par le biais d’un programme de recherche centré sur la préservation, devant être mené sous l’égide d’experts chercheurs en université, d’agences gouvernementales et d’ONG.
  • Il fournit une aide financière à la conduite d’études portant sur la faune et la flore et la préservation de l’environnement, tout en incluant dans ces paramètres l’impact de l’industrie de l’huile de palme.

 

Politiques En Faveur De La Vie Sauvage

Le gouvernement de la Malaisie soutient également depuis de nombreuses années les actions en faveur de la conservation de la faune, adoptant continuellement des lois qui garantissent la protection des zones essentielles à la survie de la faune et de la flore. Dès 1976, le troisième plan économique de Malaisie établit 15 aires de conservation couvrant une superficie d’environ 5600 km². Depuis, les efforts fournis à des fins de conservation ont continuellement augmentés, avec des règlements encadrant de façon plus stricte l’activité des industries, et dans un souci permanent de contribution au développement durable.

Le gouvernement, et en particulier le Ministère de la faune et de la flore et des parcs nationaux, soutient de nombreux programmes visant à maintenir et perfectionner les aires de conservation et la protection des espèces fondamentales, par exemple par le biais de la réhabilitation des réserves et l’application de lois relatives à la préservation des animaux et de la nature. Ces initiatives sont financées, en partie, par l’industrie de l’huile de palme.

La loi de préservation de la faune et de la flore de 2010 a durci les peines encourues pour le braconnage et l’abattage illégal d’un animal, et a établi un cadre juridique solide au sein duquel la Malaisie peut protéger la biodiversité et soutenir les initiatives individuelles.

La Malaisie prend également une part active au travail d’organisations internationales œuvrant pour la préservation de la nature et des animaux, ainsi qu’à des forums sur ces questions, comme la Convention pour la diversité biologique, où le pays promeut le développement durable et la préservation de la biodiversité.

 

L’Orang-outang

Le gouvernement de la Malaisie soutient également depuis de nombreuses années les actions en faveur de la conservation de la faune, adoptant continuellement des lois qui garantissent la protection des zones essentielles à la survie de la faune et de la flore. Dès 1976, le troisième plan économique de Malaisie établit 15 aires de conservation couvrant une superficie d’environ 5600 km². Depuis, les efforts fournis à des fins de conservation ont continuellement augmentés, avec des règlements encadrant de façon plus stricte l’activité des industries, et dans un souci permanent de contribution au développement durable.

Le gouvernement, et en particulier le Ministère de la faune et de la flore et des parcs nationaux, soutient de nombreux programmes visant à maintenir et perfectionner les aires de conservation et la protection des espèces fondamentales, par exemple par le biais de la réhabilitation des réserves et l’application de lois relatives à la préservation des animaux et de la nature. Ces initiatives sont financées, en partie, par l’industrie de l’huile de palme.

La loi de préservation de la faune et de la flore de 2010 a durci les peines encourues pour le braconnage et l’abattage illégal d’un animal, et a établi un cadre juridique solide au sein duquel la Malaisie peut protéger la biodiversité et soutenir les initiatives individuelles.

La Malaisie prend également une part active au travail d’organisations internationales œuvrant pour la préservation de la nature et des animaux, ainsi qu’à des forums sur ces questions, comme la Convention pour la diversité biologique, où le pays promeut le développement durable et la préservation de la biodiversité.

 

Bio-Énergie

L’industrie de l’huile de palme est une source cruciale d’énergie, tant pour les transports que pour la production d’électricité. Et cette industrie ne s’appuie pas uniquement sur l’huile de palme pour produire de l’électricité, mais plutôt sur de nombreux sous-produits.

Les effluents des huileries de palme (POME), dont 60 millions de tonnes sont produites chaque année, sont à la fois des déchets et une source d’énergie significative. Par le biais de la mise en place d’un processus de récupération du méthane, au cours duquel les POME sont maintenues dans des installations fermées, où les émissions de méthane produites par les POME sont captées et brûlées, les activités d’usines toutes entières se voient fournir une source d’énergie constante et fiable ; c’est aussi le cas pour les communautés des environs. Et cet objectif peut être atteint en supprimant les émissions, ce qui fait que cette technologie a un bilan carbone négatif. En tant que Secteurs économiques clé de la Malaisie, 500 installations destinées à la captation du méthane vont être construites avant 2020, contribuant au réseau électrique national et fournissant également de l’énergie au processus de transformation de l’huile de palme.

Et la biomasse, utilisée depuis des années par les opérateurs des huileries de palme pour alimenter leurs chaudières, offre une énorme opportunité de pouvoir améliorer la durabilité de la production d’énergie et de réduire les quantités d’émissions en remplaçant le charbon dans les centrales. Par le biais de la granulation des rafles du palmier à huile (EFB), des feuilles de palmier, des troncs et de la sciure, la biomasse du palmier sera en mesure de générer davantage d’énergie et de produire moins d’émissions. Et avec une production planifiée de plus de 100 million de tonnes de biomasse par l’industrie Malaisienne de l’huile de palme rien qu’en 2020, maitriser la valeur de la biomasse permettra aux producteurs ainsi qu’aux communautés auxquelles ils appartiennent de profiter encore plus des avantages de cette biomasse.